Efficacité des perles de céramique EM : quelles preuves scientifiques ?

En Europe, on trouve de plus en plus d’adeptes des perles de céramique. Et pour cause : grâce aux micro-organismes opportunistes qu’elles contiennent, les billes de céramique ont la capacité de purifier l’eau du robinet tout en étant économiques et en ne générant aucun déchet. Pour ceux qui restent sceptiques en dépit de leurs résultats impressionnants, voici plusieurs preuves scientifiques pour les convaincre de l’efficacité des perles de céramique.

Les EM processus breveté partout dans le monde

Cela fait plus de 40 ans que le docteur japonais Teruo Higa a découvert l’extraordinaire faculté des micro-organismes d’influencer positivement sur la décomposition de la matière organique afin de favoriser sa régénération et a mis au point les perles de céramique qui utilisent ce procédé. 

Depuis, un nombre d’important d’études scientifiques ont permis de démontrer que l’utilisation des perles de céramique contribuait à diminuer significativement la présence de chlore, de calcaire, de nitrates et d’ammonium dans l’eau.

Aujourd’hui, le processus des micro-organismes pour traiter les eaux usées fait l’objet d’un brevet dans de nombreux pays (Nouvelle-Zélande, Thaïlande, Inde…).

Les EM pour l’amélioration de la qualité de l’eau

L’action des EM contribue à rééquilibrer le pH 

Une étude a consisté à placer des mottes de terre contenant des micro-organismes efficaces dans des petits étangs, des lacs et des cours d’eau un peu partout dans le monde afin de mesurer leur impact sur la qualité de l’eau. Un durcisseur a été appliqué les mottes de terre, ce qui a eu pour effet de neutraliser le pH (qui a été relevé à 7,3).

Dans une autre étude menée dans une station d’épuration du Collège Thiagarajar en Inde, les eaux grises ont été traitées à l’aide d’un mélange de plantes et de micro-organismes efficaces tels que ceux présents dans les perles de céramique. Il ressort de l’analyse de la population microbienne réalisée sur les échantillons prélevés aux différents points du traitement que la DBO et l’acidité de l’eau ont fortement baissés. 

Les EM inhibent la croissance de bactéries pathogènes

Ces dernières années, des chercheurs se sont focalisés sur le traitement des eaux usées à l’aide de procédés à moindre coût de traitement des eaux. 

C’est ainsi qu’ils ont pu démontrer au travers de plusieurs études que l’utilisation de micro-organismes efficaces (EM) était une technologie prometteuse pour traiter les eaux usées, en mettant en lumière la faculté des EM à inhiber la croissance des micro-organismes pathogènes (tels que les bactéries Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa et Streptococcus faecalis) sans stopper celles des micro-organismes bénéfiques à notre santé (notamment les champignons qui ont des vertus probiotiques pour le corps humain). Ils ont également constaté une présence plus forte d’eucaryotes dans les mottes de terre contenant des EM. 

Les EM permettent de réduire l’azote, le phosphate, le sulfate dans l’eau

L’étude conduite dans une station d’épuration du Collège Thiagarajar en Inde a également permet de démontrer que la concentration en azote, phosphate et sulfate des eaux grises traitées avec les EM avait significativement baissé. 

En effet, les résultats des expériences menées dans le cadre de cette étude ont montré que la combinaison de l’EM et de l’Hydrilla verticillata agissait sur l’azote et le phosphate contenus dans ces eaux légèrement polluées, en les réduisant respectivement de 70% et 97,3%.

L’utilisation d’EM contribue à augmenter la fertilité du sol

Comme ils contiennent un mélange de micro-organismes bénéfiques collectés dans des environnements naturels (essentiellement des bactéries phytosynthétiques et lactiques, des actinomycètes et des levures), il semblait logique de tester les micro-organismes efficaces comme biofertilisants afin de régénérer et améliorer la qualité de l’eau saline. 

Les résultats montrent que le recours aux EM est plus efficace que la méthode de régénération traditionnelle et qu’ils permettent d’accroître la population bactérienne, d’augmenter la fertilité des sols pour les cultures futures et de réajuster la salinité des sols.

En outre, ces études ont mis en lumière la capacité des micro-organismes à s’adapter à la dégradation des xénobiotiques dans le sol (pesticides, antibiotiques…) et même d’optimiser leur pouvoir épurateur et protecteur du sol.

Les études de Higa et Parr

Parmi les nombreux travaux qui ont été conduits sur les EM, ceux réalisés en 1994 par Teruo Higa et James F Parr ont permis de démontrer que les micro-organismes bénéfiques permettaient de :

  • Fixer l’azote atmosphérique
  • Décomposer les déchets et résidus organiques
  • Supprimer les agents pathogènes présents dans le sol
  • Recycler et accroître la disponibilité des nutriments végétaux
  • Désagréger les substances toxiques, et notamment les pesticides
  • Produire des antibiotiques ainsi que d’autres composés bioactifs
  • Former un complexe chimique de métaux lourds permettant de limiter leur absorption par les plantes
  • Solubiliser des sources de nutriments non solubles
  • Produire des polysaccharides contribuant à améliorer l’agrégation du sol
  • Accélérer la maturité du compost tout en le rendant inodore. 

Les études sur les différents végétaux

Des essais ont notamment été menés par Ncube ou encore Shah en 2001, Szymanski et Patterson en 2003, et Khaliq en 2006, sur différentes plantes telles que le maïs, la tomate, le pois, le concombre, le coton et les champignons. Et au vu de leurs observations et relevés, tous s’accordent à dire que l’utilisation d’EM a contribué à réduire l’utilisation d’engrais inorganiques, et à accroître le rendement dans ces cultures en améliorant la matière organique, qui devenait plus riche en azote, en phosphate et en potassium contenu dans les déchets, les transformant en engrais respectueux de l’environnement.

En outre, il s’est avéré que les micro-organismes protégeaient également le sol des contaminations inorganiques.

Les EM pour traiter les déchets ménagers et décontaminer les sols

Les études de Namsivayam en 2011 et Kale et Anthappan l’année suivante ont même démontré qu’il était possible d’utiliser les micro-organismes efficaces pour le traitement des ordures ménagères.

Celles conduites par Sphingobacterium sp. WY en 2008 ont même prouvé que les EM utilisés sous forme de co-culture avaient le pouvoir de décontaminer les sols pollués aux hydrocarbures en dégradant le pétrole contenu dans le sol.

Les micro-organismes efficaces protègent les plantes de l’oxydation

Plus récemment, en 2014, Talaat a conduit des essais qui ont mis en lumière le rôle protecteur des micro-organismes sur les plantes contre les dommages de l’oxydation. Il a également pu démontrer que l’utilisation des EM permettait d’améliorer la survie des plantes dans des conditions salines.

Les études démontrant les multiples actions bénéfiques des micro-organismes efficaces sur l’eau mais également le sol et les végétaux ne manquent pas. Si bien qu’aujourd’hui, de nombreux scientifiques s’accordent à dire que les micro-organismes efficaces sont devenus un élément clé dans l’amélioration durable de l’environnement et qu’ils promettent de nous offrir une palette de nouvelles solutions dans le domaine de l’éco-innovation.

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