L’oriculi, un cure-oreille écologique pour remplacer le Coton-Tige

Au travers de la prise de conscience écologique, des objets du quotidien suscitent l’intérêt et redeviennent de mode, renouant avec les traditions ancestrales et la simplicité. Le Cure-Tige japonais, sans coton, semble être l’un de ces objets. L’oriculi, est un cure-oreilles écologique et durable qui s’invite dans notre intimité, pour remplacer le Coton-Tige.

Au travers de la prise de conscience écologique, des objets du quotidien suscitent l’intérêt et redeviennent de mode, renouant avec les traditions ancestrales et la simplicité. Le Cure-Tige japonais, sans coton, semble être l’un de ces objets. L’oriculi, est un cure-oreilles écologique et durable qui s’invite dans notre intimité, pour remplacer le Coton-Tige.

Ce simple bâtonnet en bois à l’extrémité recourbée a bien des avantages, tant sur le plan hygiénique que sur le plan écologique. Car, grande nouvelle : le coton- tige classique sera bientôt obsolète voire anachronique.

L’oriculi, une alternative au coton tige

Pourquoi ne plus utiliser de coton tige

Si vous n’avez pas suivi, récemment, le Coton-Tige s’est fait remarquer en trouvant sa place dans le palmarès pas bien glorieux des dix déchets les plus retrouvés sur les plages. Il fait belle figure aux côtés des canettes, des sacs plastique et de la vaisselle en plastique ou encore des mégots ou des couches pour bébé. Verdict, le Coton-Tige va bientôt disparaître de nos magasins.

Ce petit produit qui combine plastique et coton, est non seulement fait de ressources dont la production est polluante, mais a largement pollué nos océans. En effet, il est trop petit pour être arrêté par les grilles de filtrage des eaux usées.

Bien des défenseurs des océans nous ont alerté sur leur présence envahissante dans les fonds marins et les impacts observés sur les animaux. Il y a quelques années, une photographie primée par le National Geographic, montrant un petit hippocampe à la dérive, accroché à un Coton-Tige, en a été le symbole.

L’hippocampe, qui s’accroche à l’objet comme il s’accrocherait  à une algue ou une feuille, interpelle et fait le tour du monde. Un monde qui possède maintenant un continent de plastique qui fait plus de trois fois la taille de la France et continue de s’étendre.

Pourtant, nous continuons de rejeter plusieurs millions de tonnes de déchets dans l’océan, chaque jour. Ce chiffre ahurissant vient s’ajouter à l’extinction de plus de soixante pourcent des animaux sauvages depuis les années soixante-dix. La vie marine est au premier plan de cet état des lieux saisissant.

Il est donc l’heure de changer quelques habitudes simples, pour une vie avec moins de plastique et de déchets. Non seulement cela est plus minimaliste et agréable à titre individuel, mais cela fait aussi partie d’un mouvement collectif de réduction de la pollution.

Qu’est ce qu’un oriculi?

L’oriculi est un petit instrument en bois ou en bambou, sous forme de tige recourbée à l’extrémité comme une petite spatule. Ce produit pour se nettoyer les oreilles est d’origine japonaise et il ne comporte pas de coton. A l’autre extrémité de la tige, il y a une petite perle de bois coloré qui permet de personnaliser l’oriculi. Cet objet très épuré et simple a l’avantage d’être réutilisable plusieurs années, voire à vie. Il est aussi plus efficace pour prévenir les bouchons de cérumen, grâce à sa forme, qui permet de gratter et de collecter le cérumen dans le pavillon de l’oreille et à l’entrée du conduit auditif, sans l’y pousser.

Origine de l’oriculi

Au Japon, le curage des oreilles est un rituel d’hygiène intime et familial, parfois même romantique. On l’appelle mimi souji et il se pratique avec un mimikaki, un bâtonnet à l’extrémité recourbée en spatule, avec un pompon au bout ou une bille de bois de couleur.

A l’origine le mimikaki était fait de bambou, mais on en trouve également en plastique ou en métal et dans d’autres matériaux. L’oriculi est un mimikaki en bois ou en bambou. Dans les dessins animés japonais, vous avez peut-être vu une mère curer les oreilles de son enfant avec un mimikaki.

Dans la tradition japonaise, nettoyer les oreilles de ses enfants ou de son partenaire est un acte d’amour, qui symbolise la confiance. Le mimi souji est une institution culturelle et vous pouvez même aller vous faire curer les oreilles dans certains salons de beauté japonais. Se curer les oreilles ou curer celles des autres, c’est tout un art.

Comment utiliser l’oriculi ?

Le nettoyage des oreilles est délicat. Que ce soit pour vous ou en curant les oreilles de votre enfant, faites toujours des gestes calmes.

Avec la petite spatule vous allez doucement gratter et collecter l’excédent de cérumen dans le pavillon et à l’entrée du canal auditif, sans toutefois y pousser l’oriculi.

La forme en spatule permet de gratter légèrement et récupérer le cérumen. Nul besoin d’appuyer, c’est un geste très doux.

Rincez, nettoyez avec une serviette ou désinfectez votre oriculi régulièrement pour l’entretenir.

Le rôle du cérumen

Le cérumen protège nos tympans, et protège le canal auditif de poussières, pollutions, insectes et autres potentiels micro-envahisseurs, comme les bactéries.

C’est pourquoi il est recommandé de ne pas se curer les oreilles tous les jours. Certains médecins ont même ouvertement déconseillé l’usage des Cotons-Tiges car ils sont souvent mal utilisés.

Les Cotons-Tiges sont sensés servir à nettoyer le pavillon de l’oreille et non le conduit interne. Problème : une grande partie de la population l’insère allègrement dans le conduit auditif. En poussant le cérumen dans le conduit de l’oreille, l’usage du Coton-Tige peut causer des bouchons.

Au contraire, l’oriculi, de par sa forme, prévient les bouchons. Pas besoin d’en faire trop, vous pouvez utiliser votre oriculi une à deux fois par semaine, cela est suffisant.

Avantages de l’oriculi

L’oriculi est l’objet le plus écologique et économique de toutes les alternatives existantes au Coton-Tige.

L’oriculi peut se garder toute la vie

En effet il existe des Cotons-Tiges bio, qui restent toutefois des consommables à usage unique. Ces Cotons-Tiges jetables sont en bois, en bambou ou en carton. L’oriculi est la seule alternative qui permet de passer d’un consommable jetable à un objet unique. Vous n’achetez qu’un objet, une fois pour toutes.

Une petite économie pas désagréable pour votre porte-monnaie et pour la planète.

Ainsi, au lieu de consommer plusieurs centaines de Cotons-Tiges par an, vous n’avez besoin que d’un objet, que vous pourrez conserver plusieurs années, peut-être une vie entière si vous en prenez bien soin.

A l’échelle individuelle, cela peut passer pour un détail, mais à l’échelle d’un pays ou d’un continent, nous parlons de trillions d’unités chaque année…

L’oriculi permet d’éviter le plastique

Autre avantage d’un objet unique et simple, cela fait de la place sur l’étagère et dans votre trousse de toilette. Fini les boîtes plastiques remplies de Cotons-Tiges (eux même en plastique)  !

Un objet plus Zen donc, qui vous laisse la conscience tranquille car votre impact écologique est le plus bas possible en matière de curage d’oreilles.

L’oriculi est une alternative zéro-déchet au Coton-Tige. Au terme de sa longue vie il est entièrement compostable et recyclable. C’est un Coton-Tige écolo en quelques sortes.

Comment choisir votre Oriculi ?

Choisissez de préférence un oriculi en bambou ou en bois (plus rare à trouver. Idéalement pensez à vérifier la provenance du bambou pour privilégier un bambou produit de manière responsable.

Il en existe différentes tailles, la moyenne étant d’environ dix centimètres. Il existe aussi des spatules plus ou moins larges, pour s’adapter à l’anatomie des oreilles des enfants et des adultes. Les billes de couleurs sont parfois remplacées par d’autres détails décoratifs pour pouvoir identifier votre oriculi, à côté de celui de votre partenaire, sur l’étagère de la salle de bain.

Un oriculi ne doit pas vous coûter plus qu’une poignée d’euros, mais les modèles à prix cassé auront moins de chance de durer, car le bois ou le bambou choisis seront de trop mauvaise qualité. Mieux vaut investir une toute petite somme supplémentaire pour se procurer un oriculi durable, fait d’un bon bois.

Muni de votre oriculi, vous transformez l’impact écologique d’un acte hygiénique quotidien. Changer cette habitude simple vous demandera un effort moindre, tout au plus un petit ajustement au démarrage. Ce petit geste viendra rejoindre bien d’autres petits gestes, une goutte d’eau peut-être, mais comme les gouttes d’eau font des rivières…

Inspiré par l’art japonais du mimi souji, se nettoyer les oreilles deviendra peut-être un moment plus agréable et plus conscient. Voir même un acte romantique? Nostalgiques du Coton-Tige, tenez-vous bien, vous allez y gagner au change, et l’environnement aussi.